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Master des Chefs

Boba Fett

Master des Chefs Burger King  Burger King 

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http://www.myburger.fr/images/chroniques/grande_2116_Burger_King_FR_Master_des_Chefs_03.jpg 2026-09-10 Il n’y a pas que nos chères têtes blondes qui rempilent en cette rentrée 2026. Du côté des chefs étoilés aussi, on re-coiffe la toque, on affûte ses couteaux, et on reprend la route des cuisines. En tout cas, pour deux d’entre eux, ce seront (...)

Décortiqué à la loupe par Boba Fett le 10/09/2026

Il n’y a pas que nos chères têtes blondes qui rempilent en cette rentrée 2026. Du côté des chefs étoilés aussi, on re-coiffe la toque, on affûte ses couteaux, et on reprend la route des cuisines. En tout cas, pour deux d’entre eux, ce seront celles de Burger King : c’est le retour des Masters des Chefs, avec Paul Pairet et Michel Sarran, du 25 août au 5 octobre 2026 !

C’est la quatrième édition du genre, après une première série déjà signée Michel Sarran à l'été 2023, dont on se souvient du Master Sarran Poulet, une édition Dabiz Muñoz en 2024, dont j’avais testé le Master du Chef Original et le Master du Chef Mac & Cheese, et l'arrivée de Paul Pairet en 2025, dont le Master du Chef Falafel, le Master du Chef Poivre et le Master du Chef Poulet m’avaient tour à tour conquis.

Comme dans les cuisines de Top Chef, qu’ils jugent d’ordinaire, il y a deux "épreuves de la dernière chance" en solo (un burger au poulet, mozzarella fior di latte, tomates et oignons croustillants aromatisé d’une sauce basilic, olives et tomates séchées, pour Michel Sarran, c’est-à-dire l’ancien Master Sarran Mozzarella de 2023, et un burger au bœuf, galette de pomme de terre, cheddar, oignons, tomates et sauce au poivre, pour Paul Pairet, c’est-à-dire le Master du Chef Poivre de l’an passé), et un burger commun, qui les réunit en binôme derrière les fourneaux. Pour entamer l’opération, je jette mon dévolu sur ce burger collaboratif, une grande première pour les deux chefs français.

Sobrement baptisé "Master des Chefs", il réunit, entre deux tranches d’un bun brioché et moelleux, une viande de bœuf origine France grillée à la flamme, une sauce chili/aïoli, de la roquette, deux rondelles de tomate, des oignons frais, une sauce onctueuse à la graisse de canard, des chips de pomme de terre, et des épices à merguez relevées. Tout un programme ! Mais aussi une recette franchement ambitieuse et inédite... Sera-t-elle à la hauteur de la réputation des deux chefs étoilés ?

Pris en main, le burger est lourd, appétissant, et prometteur. Il s’en dégage un fumet assez complexe, à l’image de la recette, mais aussi déjà quelques gouttes de graisse de canard qui trempent l’emballage. C’est bon signe côté générosité ! Ausculté avant d’être englouti, il révèle sa première originalité : une poignée de chips de pomme de terre, qui sont vraiment des rondelles frites, insérées entre la roquette et le bœuf. On peut toutefois les compter : j’ai le droit à quatre pièces, croustillantes et suintantes de sauce(s). Si elles apportent un vrai croquant à la première bouchée, un peu déroutant mais pas désagréable, elles sont vite sur-imbibées de sauce à mesure de la dégustation ; les deux dernières d’entre elles deviennent franchement mollassonnes et moins plaisantes. Je n’en ai pas eu l’expérience gâchée, mais je n’ose imaginer le rendu en livraison.

Dans une épreuve à l’aveugle de Top Chef, j’aurais été bien en peine de reconnaître avec précision le parfum des multiples sauces mêlées. Chili/aïoli et graisse de canard ? Je profite plutôt d’un burger franchement bien imbibé, pas sec pour un sou, malgré la présence des pommes de terre, et surtout vraiment gourmand. Les épices à merguez, en revanche, se distinguent nettement lorsqu’on pose un croc dessus. À tel point que j’ai eu parfois l’impression de croquer dans un sandwich merguez-frites, comme ceux des étals improvisés le long d’une manif’ ou d’un vide-grenier. Et c’est un vrai compliment : en binôme, les deux chefs ont réussi un burger qui lorgne tantôt du côté du gourmet, tantôt du populaire (là encore, ce n’est en rien péjoratif, au contraire), avec de vraies sensations à la clé. Le résultat est franchement complexe en bouche, entre le croquant des chips, la douceur du bun, la saveur épicée de merguez, le salé de la graisse de canard, la fraîcheur des tomates, et le fumé du bœuf, mais diablement original et appétissant.

J’émets toutefois deux réserves, la première concernant l’absence de fromage (mais il aurait encore renforcé la complexité des saveurs) et la seconde, plus importante, soulevant son tarif : à 13,90 € en menu classique, et 11,50 € en solo, sans pour autant embarquer des ingrédients ultra-premium que l’on aurait pu attendre, comme du foie gras, il reste l’un des burgers les plus chers de la carte actuelle. C’est le prix à payer pour goûter la cuisine des chefs étoilés, et je sais bien que c’est aussi le prix des deux autres Master "solo", que je testerai pourtant !


Prix (2026) : 11,50 € (burger seul), 13,90 € (menu classique)
Poids : 292 g
Calories : 793 kcal

Les ingrédients

- bun brioché moelleux supérieur
- sauce chili/aïoli
- roquette
- 2 tranches de tomate fraîche
- rondelles d’oignon cru
- sauce à la graisse de canard
- chips de pomme de terre
- épices à merguez
- steak haché de bœuf
- sauce chili/aïoli
- bun brioché moelleux inférieur

Le verdict : 16/20

Les Plus

- une recette complexe, gourmande, et originale
- l’impression de vraiment goûter à la cuisine de chefs étoilés
- un burger qui sort des sentiers battus

Les Moins

- les chips se ramollissent vite
- presque… un peu trop complexe, côté saveurs
- un tarif élevé

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Honnête

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