Par Darth Burger - 7 avril 2003.
Contrairement à ce que d'aucuns seraient vivement tentés de croire, le burgerer type n'est pas un pauvre hère ignorant, élevé par les prime-time de TF1 et la publicité.
Non non, le véritable burgerer est tout au contraire un être pétri de culture "noble", ayant étudié jusqu'en licence de lettres, ayant été touché par Jacques Brel, Arthur Rimbaud ou Rainer Maria Rilke dans son adolescence. Et même ayant été nourri de bonne cuisine française traditionnelle par une mère soucieuse de manger "équilibré".
Mais voilà, ayant su toujours rester un être curieux de tout et porté sur l'introspection métaphysique, le burgerer en est vite arrivé à la conclusion que la vie n'a aucun véritable sens et qu'ainsi le mieux à faire sur cette Terre est de prendre son pied de toutes manières possibles, avec pour seule et unique limite le respect de l'autre.
Ainsi délivré de toutes contraintes sociales, religieuses et morales, le burgerer s'est dit : "putain les burgers c'est vachement bon, surtout devant un super film qui dépote et en compagnie d'une charmante créature caline tout aussi libérée que moi ! ".
Malheureusement, nombreux sont ceux qui comprennent mal cette attitude, voire la condamnent et la rejettent sans sommation. Alors que le burgerer affirme que, quelles que soient les convictions de chacun, on doit toujours pouvoir discuter et au minimum se tolérer.
Ainsi, en cette aube du deuxième millénaire, Les Cahiers du Burger osent naître sur le web, comme un premier bastion revendicatif, un cri du coeur poussé au milieu des certitudes arbitraires, pour affirmer que oui, il y a des gens pour défendre la "malbouffe", le "ciné pop corn" et tous ces produits de pur entertainment si décriés par les grands esprits, gardiens du temple et autres libérateurs malgré nous.
Et putain, qu'est-ce que ça fait du bien de retrouver, en ces temps de consensus mou, politiquement correct et pensée unique, une vraie cause pour laquelle se battre !