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L'affiche américaine

TERMINATOR 3
Le Soulèvement des Machines

( Terminator 3 : Rise of the machines) - USA - 2003- Réalisé par Johnathan Mostow, Ecrit par John D. Brancato, Michael Ferris et Tedi Sarafian, avec Arnold Schwarzenegger, Nick Stahl, Claire Danes, Kristanna Loken...

Sortie en salles : 6 juillet 2003

Notre avis : 6/4 (J'Y CROIS PAAAS !!!)

 


Au moment de l'annonce du film sans James Cameron aux commandes, l'enthousiasme des méga fans dans mon genre avait été sacrément refroidi... Et puis, les premières bandes annonces sont arrivées, faisant soudain renaître un vague espoir... Jusqu'à aujourd'hui 30 juillet 2003 ou j'ai pu voir le film et... j'en reviens toujours pas du bonheur MONSTRUEUX que ça a été !

 

Dès les premières images, montrant une route dans la nuit puis un John Connor solitaire et fort sombre, on est immédiatement plongé dans l'univers de Terminator. La voix off monocorde de John nous rappelle inmanquablement celle de sa mère au début de T2, tandis que les premières images montrant John parcourant les routes en moto nous rassurent quant à la compréhension et le respect du mythe qu'ont pu avoir les scénaristes et le réalisateur.

Quelques minutes après le générique d'ouverture, on a droit à une première et longue séquence dans le futur qui, Ô bonheur incommensurable, se révèle être la meilleure jamais vue jusqu'ici ! Cette fois c'est certain, on va bel et bien voir un "vrai" film Terminator et non une misérable exploitation commerciale aberrante.

Certes, cette proximité avec les films précédents comporte un écueil de taille : faire un bête remake des fabuleuses séquences que la plupart des fans ont déjà matées des dizaines de fois en vidéo et DVD. Et de fait, il y a forcément un peu de ça dans ce T3, mais toujours pour le meilleur.


Une des situations clairement réminiscentes de T2

Le script reprend en effet les éléments les plus réussis de T1 et T2 et parvient à en faire une sorte d'incroyable synthèse au service d'une ribambelle d'idées neuves parfaitement intégrées. Le tout donne un film fabuleusement efficace et qui parvient à intriguer, surprendre et finalement enthousiasmer n'importe quel vrai fan originel au-delà toute espérance !

Les qualités du 1 qu'on retrouve ici sont principalement la hargne et la virulence des scènes d'action. Y compris même un plan gore littéralement réminiscent du premier film : La Terminatrix transperce un pauvre policier de part en part d'un seul coup de poing, tout comme le faisait Schwarzy avec Bill Paxton en délinquant récalcitrant à donner ses fringues en 1984. Et, tout comme dans le chef d'oeuvre de Cameron, on voit le bras ensanglanté ressortir de la victime, sans censure.

Mais au-delà de ce plan sanglant et de quelques autres, ce sont surtout les scènes de poursuites en voiture-camion-moto qui donne au film un impact digne de T1. C'est là que la maestria de Mostow agit pour le meilleur et se permet d'apporter au film cette gnak que Cameron lui-même avait un peu perdu dans T2.

Le T1 n'est pas un simple SPFX mais un vrai robot, capable de tuer pour de bon !!!

De même, John Connor apparaît très affecté par une adolescence passée en fugitif permanent, hantée de cauchemars à base de Cyborgs assasins qu'il savait être une réalité. A la merci chaque jour d'un éventuel terminator envoyé à nouveau dans le passé pour le supprimer, Connor a vécu seul et exclu de toute intégration sociale, de façon à ce que toute trace officielle de son existence ait disparu.

Une idée absolument géniale qui permet de réinjecter au mythe Terminator toute sa noirceur, si efficace dans le premier film. Ainsi, les relations de John avec le nouveau T800 sont pour le moins tendues et troubles, et n'ont plus rien à voir avec le "Cooool, j'ai MON terminator !" du John Connor proposé dans Le Jugement Dernier.

Car, s'il fallait reprocher quelque chose à T2, ce serait en effet un sacré arrondissement des angles par rapport à T1. La présence d'un gamin dans le casting principal et la reprogrammation en gentil d'un terminator devenu "cool", avait sacrément entamé la noirceur et la rage si efficace dans T1.

Les arrivées des Terminator sont toutes deux réussies et  bien fun !

Heureusement, le génial Cameron avait su compenser cette perte par une débauche d'idées visuelles stupéfiantes et surtout l'ajout d'une dimension épique à l'intrigue, avec la mémorable séquence d'apocalypse nucléaire et le personnage de Myles Dyson, responsable de la révolte des machines. Un vrai plus par rapport à T1, qui n'avait pas le budget requis pour de telles ambitions.

Terminator 3, lui, a le budget qu'il faut et ne se prive pas de concrétiser ses idées les plus ambitieuses. A savoir une Terminatrix aux mutations permanentes - certes moins inspirées que celles du T1000 -, des carambolages tinanesques qui font littéralement trembler votre siège de spectateur extatique et une nouvelle séquence de feu nucléaire encore plus ample et puissante que le rêve de Sarah Connor : ici c'est pour de vrai et ce n'est pas une ville qu'on voit détruite, mais la Terre entière !

Mais c'est un plan tout simple qui s'avère le plus marquant, où l'on voit s'élever dans le ciel les premiers missiles qui en quelques minutes vont ravager toute la planète. La simplicité et le côté presque anodin de ce plan, alors qu'on sait la terrible horreur qu'il représente, fait vraiment froid dans le dos. Avant qu'une multitude de champigons atomiques recouvrent la Terre vue de l'espace...

John bien plus proche de Kyle Reese que d'un fan de Public ennemy... et c'est vraiment pas plus mal !

Le film parvient donc à retrouver la nervosité et la noiceur sans concession des débuts, tout en conservant le souffle épique apporté par T2 et même son humour "parallèle", pourtant si délicat à utiliser sans dégâts. Comme dans T2, le rire apporte de salvatrices bulles d'oxygène après de ravageuses séquences d'action, mais en plus, par une presence plus franche, finit par nous désarmer quand d'un seul coup la gravité revient au premier plan. On croit rire encore et on est coupé dans notre élan par un nouveau coup de poing visuel. Tres fort.

Tout cela conduit à un plaisir de fan immense - toutes les qualités de l'univers Terminator réunies dans un seul film !!! - et force à penser que ce troisième volet est peut-être bien le meilleur des trois, aussi sacrilège que soit une telle pensée.

Mais il faut se rendre à l'évidence : les idées neuves et géniales s'égrènent tout au long d'un spectacle dantesque et carrément sauvage, jusqu'à la mise en scène finale d'un des plus grands fantasmes de tous les fans du mythe : l'apocalypse provoquée par Skynet, narrée dans le détail jusqu'au moment du feu nucléaire final !!!

La Tx et son charme magnétique

Une bonne demi-heure de pur cauchemar jouissif, où Stan Winston, le maître des SPFX des deux premiers films, s'en donne à coeur joie en nous proposant de voir en action les tout premiers terminators - des chars de format réduit équipés de mitrailleuses lourdes absolument ravageurs -, ainsi que les premiers Hunter Killer, vaisseaux volants chromés patrouillant pour exterminer toute vie au sol, bien connus des fans depuis le film originel. Le nombreux personnel de maintenance de Skynet est ainsi exterminé sans pitié, tandis que John et la jeune femme (Claire Danes) qui sera son bras droit et sa femme dans le futur, aidés par Schwarzy, tentent d'échapper à la Terminatrix et la fureur destructrice qui règne dans l'endroit.

Une conclusion totalement tripante qui va au bout de son propos en aboutissant à l'inévitable catastrophe finale. Car oui, T3 n'a que faire d'un happy end Hollywoodien et ne sauve ses héros que pour les plonger dans un cauchemar qu'ils n'ont pu empêcher et qui ne fait que commencer.

La même, en  un peu moins charmante

En cela, Le soulèvement des Machines s'affirme indiscutablement comme le plus noir des 3 films et le plus jusqu'au-boutiste. A tel point que l'éventuelle suite clairement suggérée par la toute fin du métrage ne pourra qu'être tout aussi noire. Car ça y est, l'holocauste de l'humanité est devenu une réalité présente et John va enfin pouvoir vivre ce à quoi il se prépare depuis ses 13 ans : la guerre impitoyable des survivants humains contre la folie destructrice qui s'est emparée des machines...

Une perspective diablement emballante pour un futur T4, qui pourrait bien renouer avec le très excitant concept de film de guerre/SF initié par Aliens, l'autre grand chef d'oeuvre écrit et mis en scène par James Cameron.

Un T4 avec 100 % d'images comme ca, oh ouiiiiii !!!

 

Reprenant les meilleurs éléments des deux premiers films en y ajoutant une somme impressionnante d'idées nouvelles, Terminator 3 a 10 fois de quoi emporter l'adhésion totale des fans. Sombre, violent et désespéré tout autant que spectaculaire, épique et flamboyant, le film se hisse largement au niveau des deux premiers et nous offre la conclusion qu'on n'osait plus espérer : l'avènement du règne cauchemardesque des machines. Avec à la clé un probable T4 qui promet d'être un des plus énormes films de SF de tous les temps !!!

Darth Burger

LIENS

Site officiel

Critique du site Angelsan


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