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HULK
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| Annoncé un peu partout comme le nouveau choc des films de super héros après le triomphe de Spiderman l'année dernière, Hulk arrive enfin et pète le gueule à tous ses défenseurs d'avance, déçus de ne pas trouver en lui un Hulk et Dragon espéré depuis l'annonce de Ang Lee aux commandes. Aux Cahiers, on a plutôt bien aimé ce pur burger movie qui repousse les limites du spectacle cinématographique. Sortie en salles : 2 juillet 2003 - Notre avis : 3/4 (Miam) |
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Ok ok, la problématique profonde de la métaphysique du super-héros envisagé comme un personnage complexe et fascinant digne des films de Bergman ne sera sans doute pas bouleversé par ce bon gros burger movie, mais putain pour le reste, quel pied ! En fait, le seul truc qui cloche c'est les 45 premières minutes ! Ennuyeuses, moches et totalement inutiles à la compréhension du film, elles n'ont vraiment aucun intérêt. |
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Décrivant la jeunesse du héros Bruce Banner et de son pére David, elles ne sont en fait que la première diffusion en un bloc de séquences qu'on va revoir en flashbacks incessants tout au long du reste du film. 45 minutes à jeter ça peut paraître beaucoup, mais quand on sait que le film dure en tout 2 H 15, ça nous fait quand même 1 h 30 de métrage très réussi, soit la durée parfaite avant lassitude d'un pur burger movie avec gros monstre façon années 50. Pour bien apprécier Hulk, il convient donc d'arriver pile 45 minutes en retard. Soit au moment de la première transformation de Banner en Hulk. A partir de là, le rythme de film ne faiblit plus et on a droit à un spectacle furieux totalement déchaîné et absolument tripant, avec notamment deux séquences anthologiques qui donnent l'impression rare d'avoir "jamais vu ça". A savoir l'attaque de Hulk par des hélicos dans le désert, qui donne des séquences d'action au gigantisme stupéfiant qui font baver de bohneur... et l'arrivée fracassante de Hulk en ville, assailli par des chars et hélicos ... Putain quel méga délire et quel bonheur de se mater ça sur un écran géant avec son ultra THX Tympan Desintegrator 3000 !!! |
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Techniquement, Hulk - 100 % réalisé en numérique - n'est pas loin de la perfection. Le voir évoluer pour la première fois est réellement impressionnant, y compris quand on a comme moi déjà vu Gollum, Jar Jar Binks et les dinos de Jurassic Park. Pourquoi ce petit plus dans le côté impressionnant ? Eh bien sans doute parce que c'est la premiere fois qu'on recrée de façon aussi convaincante une créature à l'apparence humaine dans un film live. Jar Jar et Gollum, outre qu'elles bénéficiaient de la gestuelle d'un interprète réel, s'appuyaient surtout sur un faciès largement éloigné de l'humain, qui permettait d'éviter toute comparaison avec le visage d'un véritable acteur. |
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Or Hulk ne
recoure pas à ce subterfuge et nous donne ainsi l'impression de
voir un véritable acteur - certes aux proportions hallucinantes
- accomplir des choses incroyables. D'où cette sensation de jamais
vu qui rend les meilleures séquences du film réellement
marquantes. A la sortie, on se prend même à imaginer des films avec une Marylin Monroe reconstituée, comme on le fantasmait dans les années 80, aux toutes premières heures des images de synthèse... |
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Signalons enfin la chanson "Set me free" qu'on entend à la fin, qui signe le presque retour de Guns 'n Roses, puisque le morceau est signé et interprété notamment par Slash et Duff McKagan.
Hulk, si on veut bien zapper ses misérable 45 premières minutes, est donc un burger movie parfait, qui assure un spectacle intense et visuellement étonnant, ce qui est déjà beaucoup. Pour le reste, on peut se demander si Ang Lee n'a pas finalement pris ce projet de haut, en pensant juste à faire plaisir à ses gosses... auquel cas, merci Daddy, mais la prochaine fois essaie de prévenir tes fans de ne pas s'attendre à autre chose, car leurs litanies nous gacheraient presque le plaisir ! Darth Burger. |