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RESIDENT
EVIL
(Gun Surviror 4 - Heroes never die) - Japon- 2003 |
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Sortie française : 17 juillet 2003 - Notre avis : 4/4 (Top miam miam) |
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L'insuccès relatif de l'épisode précédent - Dino Stalker, qui est pour nous le métre étalon du burger game !!! - a semble-t-il poussé les développeurs à modifier encore la jouabilité si particulière de ce genre nouveau qu'est le Tir/Exploration (Tir/Ex). Cette fois, votre personnage apparaît á l'écran quand vous vous déplacez, tandis que quand vous tirez, vous retrouvez la vue subjective proposée dans les Gun Survivor précédents. Après quelques essais, il apparait que cela n'améliore en rien la jouabilité - au GunCon 2, il faut tout autant jongler avec les différents boutons qu'en vue subjective totale ! |
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| A vrai dire, il aurait été bien plus judicieux de proposer l'association manette dans une main et gun dans l'autre en jouabilité préférentielle, plutôt que comme un dépannage uniquement réservé aux "malheureux" possesseurs du Guncon 45. Car c'est cette formule qui est de loin la meilleure et il est bien dommage de ne pouvoir y accéder avec le GunCon 2 ! |
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LE BONHEUR, C'EST SIMPLE COMME UN BON GUN ! Heureusement, on trouve encore sur Internet et pour pas très cher - certes en cherchant vraiment bien - des guns Play 1 non officiels mais compatibles Guncon 45. Un achat hautement recommandé donc pour vraiment apprécier Dino Stalker ou Dead Aim. Perso, j'ai pu commander le Scorpion 2 de Blaze, un petit gun ultra réaliste qui tient dans une main sans problème et qui est doté d'une véritable visée laser ! Une vraie merveille, tant le laser, bien plus qu'un simple gadget super cool, améliore la précision au-delà de toute espérance. |
| Ainsi équipé, vous vous mettrez sans doute comme moi à vous dire que le concept de Tir/Ex est vraiment génial, tout en vous demandant : Mais pourquoi ils nous ont foutu une vision à la troisième personne dans Dead Aim qui casse carrément l'immersion !??? |
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JE SHOOTE, IL EXPLORE... En fait, la seule justification de ce choix étrange est qu'il est plus adapté à une action située dans de petits espaces, comme les couloirs et diverses pièces du paquebot où se déroule ce Resident Evil Dead Aim. Se déplacer en vue subjective dans de tels endroits nous aurait clairement mis le nez contre le mur la plupart du temps ! On se consolera donc de la lourde perte en immersion, par rapport à Dino Stalker, en appréciant la complexité des niveaux, jamais vue jusque là dans un jeu de tir et qui permet une progression bien moins linéaire qu'à l'accoutumée. |
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UN VRAI RESIDENT EVIL... EN MIEUX ! A vrai dire, cette grande richesse de niveaux et d'objectifs à remplir autres que shooter tout le monde, éloigne le jeu du classique genre Shoot, pour le rapprocher très clairement du genre action/aventure, avec heureusement une nette prédilection pour l'action. C'est en fait le premier Resident Evil capable de plaire aux amateurs de vrais jeux d'action, avec gunfights nerveux et nombreux. Car c'est bel et bien un véritable jeu de la série et non un ersatz au rabais, qui ne retiendrait que les décors et les monstres (coucou Gun Survivor 2 !). |
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On doit en effet trouver son chemin dans un paquebot de trois étages et un sous-sol, remplis de salles et de couloirs, sans oublier les différents accès au pont. Cela pour environ 80 % du jeu, où ensuite il se passe des choses inattendues... mais chut, n'en dévoilons pas trop. Et pour avancer, il faudra trouvers les cartes des différentes zones du bateau, des clés, des passes et autres notes avec descriptions des bosses et leurs points faibles et révélations sur l'intrigue. |
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| Car, en bon Resident Evil, Dead Aim est doté d'un scénario digne de ce nom, presque aussi riche et évolutif que celui d'une bonne série B cinoche (On pense notamment au récent Ghostship, très proche du jeu par son ambiance et pas mal d'éléments de son intrigue). |
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UN SCENARIO FORT SEDUISANT C'est en fait un spin off de la série officielle des Resident, puisqu'on y joue des personnages totalements neufs, qui affrontent un méchant principal tout aussi inédit : Morpheus. Ancien employé déchu d'Umbrella Corp., celui-ci a basculé dans le terrorisme et menace les USA et la Chine d'un bombardement au Virus T si ces pays ne lui payent pas une forte rançon. |
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On retrouve sa trace sur un bateau de croisière de luxe porté disparu et appartenant à Umbrella. Celui-ci aurait été piraté et ses occupants massacrés (on est là en plein Ghostship !). En réalité, le virus T a été lâché sur le bateau et les cadavres qui jonchent le sol ne vont pas tarder à se relever ! Membre des S.T.A.R.S., vous êtes donc envoyé là-bas pour enquêter et neutraliser le sombre projet de Morpheus.
Le choix de faire de ce jeu un spin off se révèle judicieux, en ce qu'il apporte une vraie fraîcheur à une franchise qui a bientôt 10 ans et permet de justifier une action bien plus intense que dans les volets officiels. Dead Aim est en fait plus proche du très bon film de Paul Anderson, c'est a dire un actioner débridé doté d'un aspect enquête qui ne retient de Resident Evil que les éléments de base de son univers. Assurément le meilleur choix pour offrir un vrai plus à ceux qui connaissent déjà la série de jeux officielle par coeur et surtout, produire un jeu/un film qui se suffit à lui-même. |
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L'aspect cinéma se confirme également dans les éléments de jouabilité, puisque pour certains passages on contrôle Fongling, une collègue chinoise pas toujours très sympa avec le héros, qu'on peut à nouveau diriger ensuite. Cela donne l'impression de suivre deux intrigues parallèles, comme on le voit souvent au cinéma. A noter : après avoir fini le jeu, on peut le recommencer en incarnant Fongling dès le départ, ce qui a une influence sur le déroulement du scénario, puisque normalement on ne la rencontre qu'assez loin après le début, sans savoir qui elle est. Les cinématiques correspondantes, de qualité correcte sans plus, varient donc légèrement. |
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BULLET
TIME !!!
Côté action, on est fort bien servi avec Dead Aim (malgré un début très calme) avec de nombreux zombies, puis des poissons torpilles, des écorchés et autres crapauds géants. Avec de temps en temps des monstres un peu plus puissants (Les Hunters, qu'on retrouve régulièrement) et bien sûr des bosses, dont une "mouche" géante et ses petits bien agressifs. Sans oublier le boss final, Morpheus lui-même, qu'on affronte plusieurs fois et sous différentes formes (une gonzesse électrique de 2 m 30 invincible, puis "vincible", puis un blob a tête rétractable !). |
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On pourra alors flinguer comme un malade, malgré un nombre de munitions limité, car chaque point de sauvegarde nous permet de recharger les guns de base à volonté. Et contrairement aux scènes de combat bien approximatives des Resident classiques, la jouabilité gun/manette offre une précision et un plaisir maximum. L'éclatante démonstration de la viabilité totale du concept de jeu de Tir/Exploration. |
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SILENCE, ON TUE ! Ce déluge de gunfights en direct de votre salon se paie en plus le luxe de ne pas toujours êtes du bourrinage. Dans certains passages, vous aurez intérêt à vous servir du silencieux, afin que tuer un zombie n'attire pas tous les autres en même temps sur vous. |
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Et vers la fin, un des bosses est un monstrueux mutant à qui on a enlevé les yeux, qui ne vous repère qu'au bruit. Aussi, vous devrez vous déplacer en utilisant le mode Stealth (on maintient la touche L1 et le perso se déplace sur la pointe des pieds) et ne le shooter qu'au silencieux. Voilà assurément des élements qu'on ne voit pas souvent dans un jeu de shoot classique ! On soulignera encore la première attaque du boss, sans conteste la séquence la plus impressionnante du jeu. Doté d'un superbe design, celui-ci s'adresse à vous sur un ton calme et inquiétant, pour vous dire que vos armes sont inutiles contre lui, avant de vous poursuivre, y compris en ouvrant les portes que vous refermez derrière vous ! Un pur flip à expérimenter de préférence seul chez vous en pleine nuit, même si vous risquez de ne plus oser aller vous coucher après ça...
Resident Evil Dead Aim est donc une grande réussite sur de nombreux points, tout juste peut-on regretter qu'il n'ait pas poursuivi la voie ouverte par Dino Stalker (l'immersion totale dans le jeu, miam !) et qu'il soit un peu vite fini, même si la dizaine d'heures qu'il procure en mode normal est un bonheur de bout en bout. Vite, la suite ! (Son développement aurait déja commencé, on croise les doigts !). Darth Burger |