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“L’endroit à éviter au Cap-Ferret : Il Giardino”


Dire ça, sur internet, cela peut vous mener devant un tribunal, et être condamné(e )en première instance le 30 juin dernier à 1500 euros à titre de provision sur dommages et intérêts et 1000 euros de frais de procédure.

Où s'arrête la critique ? Où commence la médisance ? Dans l'affaire qui a opposé une blogueuse à une gérante de restaurant, le tribunal de grande instance de Bordeaux a considéré que l'article pointant la désorganisation du service, le manque de professionnalisme des équipes et l'attitude de la patronne relevait davantage du dénigrement que de l'opinion constructive, même sévère.

_____________________________ Via Numérama _____________________________


Heureusement qu'une version archivée (aux USA) existe, pour apprendre que les serveurs désagréables ne sont pas uniquement parisiens, mais qu'au cap ferret, c'est le type "harpie en gilet fluo" qui houspille le client, contrairement au parisien qui ignore royalement le client.

La patronne, très au fait d'internet porte l'affaire en justice, arguant que "cet article montait dans les résultats Google et faisait de plus en plus de tort à mon commerce, alors qu'on bosse sept jours sur sept depuis quinze ans, je ne pouvais pas l'accepter", a-t-elle indiqué, reconnaissant qu'un service en plein été peut entraîner des erreurs, mais que la critique doit se faire "dans le respect". Respect qui aurait donc manqué à la blogueuse.

Les oublis de commande, les temps de latence longs, la comparaison avec un concurrent (Ta Panta Rei) qui offre des tapas en accompagnement des apéritifs, un lancement de plat à contretemps, un manque de coordination entre salle et cuisine, et au final, l'absence de geste commercial alors qu'un embrouillamini de quelques euros va générer ...

... l'Effet Streisand : Ce phénomène internet au cours duquel la volonté d’empêcher la divulgation d’informations que l'on aimerait garder cachées — qu'il s'agisse de simples rumeurs ou de faits vérifiés — déclenche le résultat inverse. Par ses efforts, la victime encourage malgré elle l'exposition d'une publication qu'elle souhaitait voir ignorée.

On peut donc vous annoncer que la prochaine saison de "Cauchemar en cuisine" passera à
Il Giardino
71 Bd de la plage
Cap-Ferret

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Ah, YES, j'ai justement un article à faire dessus :D
www.trouverunstarbucks.fr, le site communautaire pour les passionnés de Starbucks
Ben.... cado.
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l'Effet Streisand : La suite


Donc, pour ceux qui n'ont pas suivi, une restauratrice n'a pas aimé qu'une blogueuse fasse le rapport d'un repas somme toute classique dans une pizzeria-où-l'on-tond-les-touristes, appellé Il Giardino, au Cap Ferret.

Elle l'a trainé au tribunal et l'a faite condamner à une somme conséquente, alors que le post en question avait été retiré depuis...

Et maintenant, voilà ce qu'on peut lire sur YELP, l'un des principaux site communautaire de recommandation pour les restaurants.

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55 personnes ont approuvé ce post, ce qui signifie qu'un nombre bien plus conséquent l'ont lu, on ne peut voter que si l'on est inscrit. Et ce, en un seul jour.

En creusant un poil, on trouve des avis qui rejoignent totalement le récit de la mésaventure de la condamnée.

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Harpie, vous avez dit harpie ?


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Délai d'attente et mésentente entre les équipes


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vous avez dit "mal embouchée et dédaigneuse" ?


voilà, voilà.

Pour l'appel, un simple constat d'huissier et un avocat-stagiaire suffiront.

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La suite de l'effet Streisand, c'est que la page Google + du resto (https://plus.google.com/113947815154047603176/about?gl=fr&hl=fr) est désormais truffée d'avis négatifs. Manque de bol, ils remontent encore mieux dans Google...
Le malheureux dans l'histoire, c'est qu'à la base, il suffit de demander gentiment à la blogueuse de retirer les termes qui posent souci, quite à se dire que, allez, "on vous invite à dîner, et on tente de rattraper le coup". Mais, non non, y'a fallu envoyer la grosse artillerie... et les mauvais conseils. ](*,)
www.trouverunstarbucks.fr, le site communautaire pour les passionnés de Starbucks
L'avis de Maitre Eolas

Le titre condamné, pas la critique

Selon la décision du tribunal de grande instance de Bordeaux, la critique en elle-même "relève de la liberté d'expression". Or le titre, "L'endroit à éviter au Cap-Ferret: Il Giardino", tombe sous le coup du dénigrement (article 1382 du code Civil), dans le sens où il "jette publiquement le discrédit sur une personne ou une entreprise". "Si elle avait titré 'Vous, je ne sais pas, mais je ne pense pas -après mûre réflexion et sous couvert de changer d'avis- retourner un jour chez eux', ce serait peut-être passé, ironise l'avocat. Elle n'aurait jamais dû être condamnée. La Cour de cassation est claire: pour qu'il y ait dénigrement par un particulier, il faut qu'il y ait intention de nuire. Donc soit par un concurrent, soit par intérêt de nuire caractérisé."

Les blogueurs doivent-ils faire plus attention à leurs titres ?

"Il ne faut pas donner à cette décision une portée plus large qu'elle n'a, souligne Maître Eolas. Il existe des jurisprudences dans le sens inverse par la Cour européenne des droits de l'homme, qui défend farouchement la liberté d'expression. Le droit de critique existe. Il peut être sanctionné en cas d'abus. La distinction classique est quand il y a intention de nuire ou concurrence déloyale si le dénigrement est fait par un concurrent. Ainsi, si cet article avait été publié par quelqu'un qui tient un autre restaurant de pizza du Cap Ferret, on aurait été dans le cas de la concurrence déloyale puisqu'il y aurait volonté de dénigrer pour faire fuir le client. Or ici, c'est une cliente mécontente qui raconte une expérience malheureuse. On a tout à fait le droit d'expliquer pourquoi on n'est pas satisfaits, en mettant le titre que l'on veut."


______________________________ Via l'express ______________________________


Il répond dans cet article aux questions comme :
o "Cette décision peut-elle faire jusrisprudence ?"
o "Cela peut-il arriver à tous les blogueurs ?"
o "Les blogueurs peuvent-ils prévoir les risques ?"

Lire plus des étonnantes pages de Maitre-Eolas et son Twitter.
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Euh, l'article 1382 du code civil, c'est la responsabilité civile !?!?
Quand tu connais un tout petit peu la justice (mais vraiment rien qu'un peu) tu sais que c'est de la folie de se défendre sans avocat.
Mangerbouffer.
aegir a écrit:Euh, l'article 1382 du code civil, c'est la responsabilité civile !?!?


Oui, c'est une de ses application possible.
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Comme c'est moche :|
Bennnn, c'est un resto à touriste, à quoi s'attendre de plus ?
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:lol:

Ça a le mérite de faire réfléchir , comme quoi la façon dont est tournée une phrase peut être lourd de sens et de conséquence .

J'compatis pour la bloggeuse , ça fait cher payé le repas raté dans une ambiance pas gégène .
Cela dit meme si le truc a l'air d'un boui boui, madame qui renvoie son plat pasqu'elle a pas fini son apero, et au vu du ton de l'article, ca doit pas etre la cliente la plus fun non plus.
Pourtant, c'est logique dans un service normal.

Et c'est logique que dans une cantine à touriste comme à l'air de l'être Il Giardino au Cap-Ferret, c'est la vitesse entre le moment où le pigeon, heu client, s'assoit et celui où il se casse pour laisser la place au suivant, qui compte.
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py a écrit:Cela dit meme si le truc a l'air d'un boui boui, madame qui renvoie son plat pasqu'elle a pas fini son apero, et au vu du ton de l'article, ca doit pas etre la cliente la plus fun non plus.

Je ferais la même chose : tu n'as pas à t'adapter à la cadence de service du resto, on n'est pas dans un fast-food.
Quand je sors au resto, j'aime prendre mon temps, c'est censé être une détente.
Bon, maintenant, peut-être que le fait de vivre aux States depuis bientôt 13 ans m'a habitué à la devise "le client est roi"...
Frenchy égaré aux states... Mon blog : http://www.galfi.fr
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