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Whiskey Master

Boba Fett

Whiskey Master Burger King  Burger King 

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http://www.myburger.fr/images/chroniques/grande_2104_Burger_King_NL_Whiskey_Master_03.jpg 2026-04-15 Je profite d’un séjour dans la capitale batave pour goûter aux spécialités locales des grandes enseignes du burger. Ayant la chance d’y faire de fréquents allers-retours à titre personnel, je peux tout d’abord confirmer que la situation française en termes de recettes temporaires (et créatives…) (...)

Décortiqué à la loupe par Boba Fett le 15/04/2026

Je profite d’un séjour dans la capitale batave pour goûter aux spécialités locales des grandes enseignes du burger. Ayant la chance d’y faire de fréquents allers-retours à titre personnel, je peux tout d’abord confirmer que la situation française en termes de recettes temporaires (et créatives…) est exceptionnelle : même si la tendance actuelle est à une certaine accélération, les Burger King et McDonald’s locaux ne profitent que rarement de telles opérations et s’endorment largement sur leurs lauriers. Quand j’évoque une "accélération", je fais référence à l’enchaînement des [url= https://www.youtube.com/watch?v=6l1G4orG7uE]Ultimate Cheddar[/url] l’hiver dernier et des Smokey Bacon Deluxe qui les remplacent en cette éclosion printanière, donc pas de quoi tout de même s’enflammer.

Pour preuve du peu d’enthousiasme envers l’adoption d’un rythme aussi soutenu que nos génies du marketing saisonnier, cette campagne "Grill Masters" qui m’allèche aujourd’hui perdure depuis… trois ans au moins ! Elle est pourtant présentée à part des autres burgers de la carte, comme nos propres opérations saisonnières le sont.

Du whisky dans un burger de grande enseigne ? Oui, vous avez bien lu : la description mentionne un taux d’alcool de 0,9 % dans la recette. Entre deux buns briochés, on retrouve un patty de 150 grammes de bœuf Black Angus, une sauce cocktail aromatisée au whisky, de la roquette, deux tranches de tomate et autant de cheddar, des rondelles d’oignon, et des tranches de bacon croustillantes. Sur le papier, il s’agit peu ou prou d’un Whopper revisité, auquel on aurait retiré les cornichons et où on aurait troqué la salade iceberg contre de la roquette, avec une sauce plus originale.

De bonne taille et bien assemblé, le Whiskey Master promet une dégustation alléchante, avec ses tranches de cheddar qui débordent sur le bœuf bien cuit et ses pointes de roquette qui annoncent un côté "premium". En bouche, l’équilibre est assuré : c’est gourmand, la roquette et le bacon assurent de la croustillance et de la mâche, le cheddar du réconfort, tandis que la sauce cocktail aromatisée au whisky apporte, par sa relative sucrosité façon sauce balsamique, un vrai contrepoint au gras général. L’intuition d’un burger upgradé était la bonne : on tient bien en main un Whopper "de luxe", plus qualitatif du côté de la viande (du Black Angus, un peu trop cuit dans mon cas, mais qui renforce le côté fumé), et avec de la roquette qui rééquilibre par son amertume la sauce sucrée aux arômes plutôt complexes. Je regrette seulement la simplicité du bun, qui aurait peut-être gagné à être saupoudré de graines de sésame (comme dans le Whopper) ou de pavot, et l’absence de cornichons, qui auraient apporté de la fraîcheur. Cependant, la sauce au whisky contrebalance cette absence de composant juteux en étant suffisamment liquide pour ne pas assécher le burger.

Je ne boude donc pas mon plaisir, même s’il s’agit de l’un des burgers les plus chers de la carte. Ce Whiskey Master assure la satiété et garantit une visite d’Amsterdam sous les meilleurs auspices. Je profite toutefois de cette chronique pour une mise en garde : l’ajout d’une boisson au menu se traduit par la consigne d’un verre (1 euro), que vous devez déposer dans une machine dédiée une fois vide. Sur de multiples expériences au fil du temps, ce système ne fonctionne pas : il faut aller "se plaindre" au comptoir que la remise n’est pas reconnue. Ils re-scannent alors le QR Code du gobelet, et c’est à vous de jouer de patience jusqu’à obtenir un code Tikkie (le PayPal / Lydia local), pour lequel vous devrez créer un compte et transférer votre IBAN pour espérer un remboursement. C’est un tout petit détail, mais il renforce hélas le prix du burger (et donc, in fine, son ressenti), et j’ai vu bien des touristes abandonner face à l’adversité !

Retenons la grande qualité de ce burger malgré tout, que j’espère voir arriver un jour à la carte en France.



Prix (2026) : 11,95 € (burger seul), 15,95 € (menu classique)
Poids : 322 g
Calories : 837,5 kcal

Les ingrédients

- bun brioché supérieur lisse
- sauce cocktail whisky
- roquette
- 2 tranches de tomates
- rondelles d’oignons frais
- 2 tranches de bacon
- 2 tranches de cheddar
- patty de bœuf Black Angus (150 g)
- sauce cocktail whisky
- bun brioché inférieur

Le verdict : 16/20

Les Plus

- une revisite "premium" et réussie du Whopper
- l’équilibre entre l’acidité de la roquette, la sucrosité de la sauce au whisky façon balsamique, la croustillance du bacon, et le réconfort du cheddar
- le patty de bœuf Black Angus

Les Moins

- un tarif (lui aussi) premium
- l’absence de cornichons, qui auraient apporté de la fraîcheur

Taille

Honnête

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