) par Boulugre |
Suite à la sortie du Royal-o-Fish qui m'a plutôt laissé sur ma faim aussi bien en saveur qu'en corpulence, j'ai songé à élaborer un Fish de compétition, le moins light possible, bref une sorte de "Heart Attack Fish" ! Et oui car les Filet-o-Fish de l'ami Ronald, aussi savoureux soient-ils, il m'en faut bien 3-4 pour être calé, et la note est salée... (normal pour un produit de la mer).
Restait à trouver une pièce de poisson pané de taille raisonnable, et ce ne fût pas de la tarte... Au bout de quelques siècles, c'est dans la chaine de magasins Leader Price que j'ai déniché des panés de colin grand format, de taille comparable à ce que l'on peut trouver dans un Long Fish de gros Q. Je délaisse le traditionnel bun grand format qui commence à me lasser et vais tenter une approche plus "authentique" avec du pain Ciabatta précuit. La salade sera présente en abondance pour la fraicheur, et pour éviter la sécheresse qui guette toute recette au poisson je vais recourir à 2 liants : sauce béarnaise et Tarama. Bonjour les calories ! Enfin quelques crevettes et un soupçon de câpres apporteront la petite note Deluxe qui sied à toute recette du Boulugre même la plus rustique... Ingrédients - 1 pain Ciabatta sous vide à cuire - 1 pané de colin grand format - Quelques crevettes décortiquées - 1 pot de Tarama - Sauce Béarnaise - 1 Piment vert - 1 salade feuille de chêne - 2 toastinettes Cheddar - Quelques câpres - 1 demi-citron Premier soucis : la cuisson du petit pain Ciabatta. Cette opération doit s'effectuer au four. Or j'en suis dénué. Pas de problème, après l'avoir fendu en deux portions équivalentes, je l'humecte d'eau et le passe à la machine à croque-monsieur. Et ça marche ! Au bout d'environ 7-8 mn le Ciabatta ressort pratiquement steamé, croustillant dessus et moelleux dedans ! Pendant ce temps là le pavé de colin cuit gentiment à la poêle à feu moyen. Un fois le pain cuit je passe à l'assemblage couche par couche. La moitié du haut reçoit une tartinée de Tarama plus que libérale (à peu près la moitié du pot), tandis que sa soeur se fait généreusement repeindre de Béarnaise égayée de quelques câpres, puis de crevettes passées au grill un instant. Le Tarama donc, fera office de colle afin que la salade en biberine ne se fasse point la malle, et ça marche. Les toastinettes ne correspondant point à ce format hors norme je les lacère donc grossièrement afin de recouvrir la surface idoine. N'oublions pas le piment, grand ami de mon rectum et enfin le pané de colin légèrement arrosé de jus de citron, comblé par tant de garniture. Plus qu'une petite minute au micro-onde afin de parfaire la cohésion et le fondant, plus une minute d'attente pour éviter l'atomisation buccale, et notre monstre de mer est prêt à consommer... Au final, nous nous retrouvons avec ce qui ressemble fort à un 280 au poisson, hérésie qui risque d'en faire défaillir plus d'un. Je n'ai pas de balance sous la main mais il est certain que son poids est conséquent. L'odeur est prenante, épaisse, moite, d'un érotisme tropical. Mais attention, ce n'est pas un vulgaire Fish'n'Chips que j'ai entre les mains, ça n'est pas que du gras ! Il fut conçu avec amour. Je songe avec émotion à la jouissance à venir, m'émeut de sa brièveté car en trois bouchées ce sera terminé. Et bien justement il va me falloir bien plus de trois coups d'engouloir pour lui donner le compte à ce lascar là ! Un Burger à la viande, ça s'aplatit entre les mains, ça capitule avant qu'on l'enfourne. Avec celui-ci que nenni, la technique bixienne de la double semi-bouchée s'impose ! Et alors c'est l'apothéose... Extraordinairement gras, généreux, gouleyant voire dégoulinant, ce Fish Deluxe m'emporte dans un ouragan de sensations, me plonge dans des transports peu communs. Terrassés les Filet-o-Fish et autres Long Fish. Le Ciabatta croustillant a gardé tout son moelleux interne, de même que le colin cuit à feu moyen pour conserver ses sucs marins. La douceur du Tarama tempère dans un premier temps les éléments turbulents qui se réveillent au cours de la mastication. Les notes acides citron / câpres / Béarnaise demeurent en bouche, tandis que le feu du piment anesthésie légèrement la langue. Dur et mou se côtoient, frais et corsé, toutes les saveurs, salé, sucré, doux, amer, acide et piquant virevoltent à chaque bouchée, assommant et flattant le palais à la fois tel le poing de Mike Tyson dans un gant de velours. Le monstre ingurgité, je m'assoupis comme après l'amour, gavé d'endorphines. C'est un véritable tour de force. J'en perds toute objectivité. Je classe ce Fish Deluxe parmi mes plus belles réussites ! Composition (de haut en bas) :- Ciabatta supérieur - Tarama - Salade émincée - Toastinettes en charpie - Piment émincé - Pané de colin - Crevettes - Câpres - Sauce Béarnaise - Ciabatta inférieur |
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Les plus : - Trop bon ! - Trop bon ! - Trop bon ! Les moins : - Le premier Fish pas pour filles ! |
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Note du chroniqueur : 19 / 20 - Note des lecteurs : 15 / 20 - (1 Vote)
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